(02) Klinik und Kritik des Singulären (Clinique et critique du singulier)

28. Januar 2011 von Marcus Coelen

Vortrag von Marcus Coelen: Klinik und Kritik des Singulären

Der Bereich „unserer“ Arbeit ist durch einen Satz Michel Foucaults beschrieben, den Michael Turnheim zu zitieren liebte: „Der Wahnsinn, von dem das Werk verschlungen wird (où s'abîme l'œuvre), ist der Bereich unserer Arbeit.“ Die Anziehungskraft dieses Satzes liegt nicht nur in der Variante, die er in Bezug auf das Diktum von Wahnsinn und Werkabwesenheit (absence d'œuvre) darstellt; nicht nur in dem weiteren Ausgangspunkt, den er für ein Denken der Ordnung der Rede (ordre du discours), das vom Geschehen (évènement), von der Serie und vom Singulären bestimmt ist, darstellt – sondern auch in der Kombination von Offenheit und Zwang des „wir“, dessen Domäne in ihm umrissen wird. „Wir“, das sind jeweils einzeln diejenigen, die einerseits – sei's im Dienste der „Erfahrung“, sei's unter dem Namen des „Aktes“ – eine Klinik der Singularität, eine radikale Behandlung des Einzelfalls anstreben und andererseits in diesem nicht-rationalisierbaren Geschehen des Einzelnen sich wie gezwungen fühlen – mittels der Begriffe der „Kontingenz“, der „tieferen Vernunft“ oder ganz anderen –, eine anders rationale Kritik der Singularität zu etablieren. „Wir“, das wären einzeln diejenigen, die einzeln diese beiden Seiten schon nicht mehr mit einem Namen belegen können, die sich selbst einzeln schon als uneinheitliches „wir“ ansprechen müssen: Psychoanalytiker, Leser von Literatur, Betrachter von Kunst.

Marcus Coelen

lehrt Literaturwissenschaft (Romanistik und Komparatistik) an der Ludwig-Maximilans-Universität München und ist Psychoanalytiker Übersetzer und Herausgeber der Politischen Schriften 1958-1993 von Maurice Blanchot (Berlin/Zürich: Diaphanes, 2007) sowie einer Sammlung von Texten und Fragmenten zur Philosophie desselben Autors (Das Neutrale. 2010); Herausgeber eines Bandes: Die andere Urszene. Texte von Maurice Blanchot, Michael Turnheim, Philippe Lacoue-Labarthe et al. (2008), sowie der Theorie-Reihe subjektile im Diaphanes-Verlag, in welcher Michel Turnheims letztes Buch "Mit der Vernunft schlafen. Das Verhältnis Lacan – Derrida" (2009) erschienen ist.

Clinique et critique du singulier

Le domaine de notre travail est décrit par une phrase de Michel Foucault qu'aimait citer Michael Turnheim: « La folie où s'abîme l'œuvre, c'est le domaine de notre travail. » La fascination de cette phrase se trouve certes dans la variante qu'elle présente à l'égard du dictum foucauldien sur la folie et l'absence d'œuvre; elle se trouve aussi dans le fait de formuler un autre point de départ pour une pensée de L'ordre du discours, pensée conditionnée par l'évènement, la série et le singulier. Mais la force d'attirance de cette phrase se trouve aussi dans la combinaison d'ouverture et de contrainte, inscrite dans le nous qu'elle énonce et interpelle. « Nous », ce sont ceux, chacun et chacune seul, qui d'une part – soit sous l'exigence de l' « expérience » soit sous le titre de l'« acte » – se proposent une clinique de la singularité, un radical traitement du cas unique et qui, d'autre part, se sent comme forcés, à trevers ces événements non-rationalisables, d'établir – à l'aide de notions tel que la « contingence », de la « raison plus profonde » ou d'autres – une critique autrement rationnelle. « Nous », ce seraient donc ceux qui déjà eux-mêmes ne peuvent plus tout à fait mettre les deux côtés qui les constuituent sous un même nom, qui pour eux-mêmes et de soi-mêmes se doivent appeler par un « nous » non-unifié: psychanalystes, lecteurs de littérature, ceux qui regardent de l'art.

Marcus Coelen

Professeur associé aux départements des Lettres romanes et de Littérature générale et comparée de la Ludwig-Maximilans-Universität de Munich et psychanalyste ; a traduit de Maurice Blanchot les Ecrits politiques. 1958-1993 (Berlin/Zurich : Diaphanes, 2007) ainsi qu’édité et traduit un recueil de ses textes et fragments philosophiques (Das Neutrale, 2010) ; a récemment édité un recueil sur la « scène primitive » blanchotienne et psychanalytique (Die andere Urszene. Texte von Maurice Blanchot, Michael Turnheim, Philippe Lacoue-Labarthe et al., 2008) ; directeur de la collection subjektile chez Diaphanes, collection dans laquelle est paru le dernier livre de Michaël Turnheim, Mit der Vernunft schlafen. Das Verhältnis Lacan – Derrida (2009).

4447 Aufrufe
330 Gefällt mir 182 Abneigung
0 Kommentare

Kommentare

Noch wurden keine Kommenare geschrieben.

Schreiben Sie einen Kommentar

Kategorien

Deutsch

Anzeige aller Kennzeichen

Tags

Das hat keine Kennzeichen zugeordnet.

Feeds:
MediaCore Video Plattform
Mission Team Contribute Impressum